Sexualité et Drogue

Sexualité et Drogues

Comparaison entre Tabac, Alcool et Cannabis

A travers l’histoire et les cultures, l’alcool a été considéré comme désinhibiteur et aphrodisiaque.

La cigarette est associée au glamour, l’attraction et la séduction.L’utilisation des drogues est considérée comme excitatrice de l’activité sexuelle jusqu’à devenir un mythe voir une croyance irréductible.

La plupart des gens voir même des professionnels de la santé ne doutent pas de l’impact des drogues sur la sexualité. On doit donc changer nos attitudes et surtout par rapports aux tabacologues, et de rechercher systématiquement les troubles sexuels chez les fumeurs et les autres toxicomanes.

D’autant plus que le tabagisme est souvent associé à d’autres drogues, ce qui aggrave les troubles sexuels.D’ailleurs, si on ne cherche pas, on ne trouve pas.La plupart des utilisateurs ressentent un bénéfice sexuel. La notion de légalité de l’alcool et du tabac renforce leur croyance.

I) TABAC

Il est important de savoir que sur le plan psychologique, que la phase d’érection chez l’homme, les sécrétions vaginales, et l’enflement du clitoris nécessitent une pression vasculaire génitale particulière.Le tabac réduit la pression sanguine au niveau du corps et surtout au niveau génitale. Chez l’homme, le tabac interfère avec les processus biologiques à l’origine de l’érection et de son maintien (vasodilatation – relaxation des fibres musculaires).La nicotine exerce une action vasoconstructive.Le tabac altère la pression vasculaire, nécessaire pour l’érection et son maintien.

Certaines études ont montré l’altération de l’érection nocturne en fonction du nombre de cigarettes fumées pendant la journée.

L’arrêt du tabac :

- d’autres études ont montré, la relation du tabac et l’impuissance érectile.

- pendant 24 heures,  l’arrêt du tabac améliore l’érection nocturne. Le tabac exerce un effet négatif immédiat sur la capacité de l’érection et de son maintien.

Comme la nicotine réduit la pression sanguine au niveau des extrémités il est logique que la phase d’excitation chez la femme soit altérée.L’arrêt du tabac améliore la sexualité surtout à long terme.

II) L’ALCOOL

Dans la culture occidentale, la sexualité et l’alcool sont intimement liés.L’industrie de l’alcool est indispensable à l’économie comme c’est le cas du tabac. L’état ne peut jamais se passer des enjeux financiers.L’alcool est considéré comme un puissant désinhibant et excitateur. La plupart de ces croyances sont erronées et véhiculées par les industriels.

L’alcool à petite dose peut avoir une action désinhibitrice surtout chez les personnes présentant des traits de phobie sociale, par contre l’alcool n’est pas aphrodisiaque.En grande quantité, l’alcool entraîne une dépression du système nerveux central allant parfois jusqu’au coma éthylique, altère profondément la réponse sexuelle au niveau du désir, de l’orgasme et de l’érection.

Certaines études ont montré que des petites quantités d’alcool n’ont aucun effet bénéfique sur le plan sexuel, alors que des grandes quantités altèrent l’excitation et l’éjaculation chez l’homme ainsi que l’excitation et l’orgasme chez la femme.

L’éthylisme chronique entraîne des complications somatiques graves (polynévrite  périphérique, la cirrhose du foie, les troubles de mémoire, le syndrome KORSAKOFF, la démence alcoolique, la myocardiopathie alcoolique, pancréatite, ulcère gastrique, dermatose cutanée, cancers digestifs et troubles hémorragiques).Toutes ces complications ne font qu’aggraver l’état somatique, psychologique, professionnel et social.L’alcool a une action toxique directe sur les testicules, les ovaires et le foie. L’alcool augmente le catabolisme de la testostérone.Par ailleurs, l’alcool inhibe l’axe quado hypothalamo-pituitaire  entraînant une hyperprolactinémie et favorisant une stérilité.

III) CANNABIS

Le cannabis est une drogue illicite, la plus répandue dans le monde.Chez les fumeurs, il faut donc demander systématiquement la consommation de cannabis.Les français sont les plus consommateurs en Europe.Selon le Professeur Jean COSTENTIN de ROUEN, le principe actif, le THC est le seul qui reste stocké dans l’organisme durablement jusqu’à huit semaines. Par ailleurs, le THC agit à des concentrations très fines : 1 microgramme/litre.

Le THC se fixe sur les cellules de Lydie des testicules, entraînant la diminution de leur volume. Un de mes patients qui a perdu une de ses testicules, relate : « j’aurai aimé perdre un œil et non mon testicule ». A cause de cette souffrance psychologique, il a finit par développer une impuissance érectile.

Par ailleurs, le volume testiculaire a une valeur très significative chez les hommes et toute altération finit par provoquer des troubles du désir et de l’érection, voir de l’orgasme.Un autre patient ne tolère pas l’ascension testiculaire, phénomène physiologique et il les faisait descendre par sa propre main, ce geste peut être traumatique, engendrant une torsion testiculaire. Par ailleurs, le THC diminue le nombre de spermatozoïde et de la testostérone, ce qui engendre une diminution de la libido.

Chez le toxicomane, la drogue au début peut favoriser une déshinibition, mais une fois devenu dépendant, son seul plaisir est la recherche de la drogue (même chose pour le tabagisme). Il vit dans un état d’angoisse perpétuel en rapport avec le syndrome de manque. Dans ces conditions, l’angoisse est source de stress entraînant une altération du désir sexuel, troubles d’érection, d’éjaculation et d’orgasme.

Certaines études Australiennes et Américaines affirment que le THC entraîne :

  • un retard de la puberté,
  • des troubles des règles,
  • diminue la concentration du sperme,
  • altère la morphologie des spermatozoides,
  • diminution de la testostérone,
  • inhibition de l’axe gonado hypothalamo-pituitaire entraînant une hyperprolactinémie, avec des problèmes de stérilité,
  • des troubles du désir et d’orgasme chez l’homme et chez la femme,
  • favorise le changement de partenaire et les maladies sexuellement transmissibles (MST), surtout chez la femme.

Le toxicomane obsédé par sa drogue, se contrôle de moins en moins, devient irritable et impulsif.Les filles et même les garçons se prostituent pour acheter leur drogue, ce qui favorise la multiplication des rapports sexuels et des partenaires, parfois sans aucune mesure de protection et ce qui explique l’augmentation du nombre de maladies sexuellement transmissibles dont le Sida.Par ailleurs, le cannabis facilite le passage à l’acte ainsi que les agressions sexuelles. Une des complications grave de l’addiction au cannabis c’est la psychose avec un tableau schizophréniforme et des actes médico-légaux, ce qui nécessite une hospitalisation en urgence avec un traitement neuroleptique et anxiolytique. Cette psychose a des conséquences graves sur les capacités cognitives, favorisant l’échec : scolaire, professionnel, et relationnel.

A ce niveau, toutes les capacités sexuelles sont hautement affectées que ce soit au niveau du désir, de l’érection et de l’orgasme.La psychose est souvent réversible à l’arrêt des drogues avec un traitement neuroleptique.La multiplication des rechutes et la réutilisation des drogues entraîne, souvent une psychose irréversible avec un pronostic grave, sans aucune évolution favorable.

Je suis psychiatre psychothérapeute qui offre la psychothérapie individuelle pour les enfants, les adolescents et les adultes; les couples et la thérapie familiale; orientation parent; thérapie sexuelle; le soutien de divorce; et la surveillance à d’autres professionnels de la santé mentale et des professionnels en formation.
Je pratique la psychothérapie depuis plus de 30 ans et une expérience de travail avec un large éventail de questions.

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