Les Enfants Sans Domicile

Les Enfants Sans Domicile

Il est certain que la vie en dehors de la maison c’est à dire dans la rue est source de véritable angoisse. A la base, la nuit est source d’angoisse, de peur, de craintes du danger, sachant que la plupart des crimes surviennent la nuit.

Les enfants sont plus fragiles et nécéssitent donc de la protection pendant la journée et plus la nuit, la plupart des mamans s’affolent quand la nuit tombe et les enfants ne sont pas encore rentrés.

Par ailleurs, on sait que les enfants sont plus exposés à toute agression sexuelle, toxicomanie et prostitution.

Les enfants dans la rue sont donc une urgence sociale, il faut  les retirer rapidement.   En effet, c’est désolant de voir ces enfants dans la rue sans que les services sociaux et la sureté n’interviennent. Il est hors de quetion de laisser un enfant ou adolescent  dans la rue. Ainsi, ne pas avoir de maison de refuge et de protection exposent les enfants à tous les risques.

D‘ailleurs, en matière de lutte contre la toxicomanie et la délinquance, le premier geste est d’éviter que nos jeunes restent dans la rue. Cette dernière  est un moyen déstructeur tout en étant la source de tous les problèmes sociaux.

L‘urgence est de développer des moyens pour retirer nos jeunes de la rue et les orienter vers leur propre maison ou des centres de sport, d’études ou d’activités artistiques. C’est un véritable problème au sein de la société marocaine où la plupart de nos jeunes vivent dans la rue même s’ ils ont un domicile. Etre sans domicile est une véritable catastrophe psychologique, humaine, éducative et sociale.

Les différentes structures sociales doivent apporter les besoins essentiels surtout sur le plan psychologique pour accompagner ces jeunes pour soigner leur douleur et leur souffrance. Or, on sait que ces différentes structures n’ont pas de soutien psychologique. Ces enfants manquent de tout et ils ont besoin de beaucoup de choses pour se développer, continuer leurs études et d’éviter de tomber dans la toxicomanie  et dans la prostitution.

Il est certain qu’ils sont dans une situation trés délicate.  Etre sans domicile et sans parents correspondent à deux traumatismes déstructurants et ouvrant la porte à tous les risques. Ceci est une position trés dépressive avec trouble d’ identité et de confiance en soi. Comment concevoir être sans domicile et sans parents loin de toute protection et être priver de tous les droits élémentaires. C’est ainsi que leur psychologie est dans une position dramatique nécéssitant une prise en charge immédiate.

Certainement que leur mode de vie les exposent à devenir des êtres sans affects.

Leur vie dans le calvaire, dans le danger, privés de l’affection ne peut les exposer qu’à la violence et l’agréssivité. D’ailleurs je me rappelle d’un prisonier qui disait : « moi je ne sais pas ce que signifie l’affection, ma seule façon de vivre est d’être violent avec tout le monde, le crime est mon mode de fonctionnement ».

Ces jeunes vivent dans la violence et ne peuvent être que violents vu les conditions pénibles dans lesquelles ils vivent au quotidien.

Le regard de la societé est trés bléssant. On ne les considère pas comme des  êtres humains dignes de respect. Ces enfants qui vivent dans la souffrance finissent par nier leur propre sentiment et leur propre affection. C’est une réaction qu’on trouve dans les véritables chocs et traumatismes. C’est un moyen pour échapper à la souffrance et à la douleur. Ils peuvent donc être insensibles à la société qui les a privé de tout et qui était même la source de leur déchéance.

Ces conditions de vie ne peuvent que détruire ces jeunes en créant des personnalités pathologiques antisociales voir des délinquants, des toxicomanes, des prostituées, des jeunes sans affect,  violents et agressifs. Les parents, la société, les diverses organismes de l’état, les différentes associations et les médias sont tous résponsables et doivent collaborer pour éviter qu’un jeune se retouve dans la rue exposé à tous les risques inimaginables; même la jungle peut etre plus rassurante que la rue.

Je suis psychiatre psychothérapeute qui offre la psychothérapie individuelle pour les enfants, les adolescents et les adultes; les couples et la thérapie familiale; orientation parent; thérapie sexuelle; le soutien de divorce; et la surveillance à d’autres professionnels de la santé mentale et des professionnels en formation.
Je pratique la psychothérapie depuis plus de 30 ans et une expérience de travail avec un large éventail de questions.

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